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Narcoleptique : Équipement du Rêveur
  • Date de la sortie : 25 Mai 2017
  • Cavité : Gouffre du Narcoleptique
  • Participants : Chloé (SCC), Damiel et Léo, Tristan
  • But de la sortie : Équiper le réseau du rêveur le plus profondément possible – -181 [m] atteint
  • Auteur de l’article :  Tristan

Depuis la descente de juillet 2016 dans le Réseau du Rêveur, l’envie d’y redescendre est toujours restée bien présente. Il n’a donc pas été difficile de se motiver à monter une sortie d’équipement un peu plus ambitieuse pour profiter de l’Ascension. Le but était clair : Toujours plus profond ! C’est avec ce motto que l’on s’est retrouvé tous les quatre au local du Spéléo-Club Cheseaux (Article du SCC sur cette sortie) pour montrer à Léo comment progresser sur corde le mercredi soir, avant de se diriger au local du club à Bassins.

Le matériel prêt à partir le jeudi matin. Deux kits de cordes, les autres s'installant à rapidement depuis l'entrée, deux légers nourriture et boissons, et évidemment la perforatrice.

Le matériel prêt à partir le jeudi matin. Deux kits de cordes, les autres s’installant à rapidement depuis l’entrée, deux légers nourriture et boissons, et évidemment la perforatrice.

La motivation y a alors subit quelques épreuves, la première étant l’inadéquation des cordes. En effet, suite à un nombre de coupures excessif des cordes pour ajuster leur longueur, nombre d’entre elles sont restées non marquées et ne dépassent souvent pas les 20 [m]… C’est évidemment très frustrant, et honnêtement on a même de la peine à comprendre qui a pu venir tellement pressé dans le local qu’il a coupé une corde… au couteau… sans même prendre la peine d’en brûler l’extrémité… Mais bon après le moment de désespoir, les cordes sont quand même rassemblées avec l’ajout de deux cordes du SCC prises en rab, et on fait face à la deuxième déception : le manque d’amarrages !

Et oui il faut plus de 30 amarrages en principe… mais entre l’équipement encore en place au Pré d’Aubonne et la désobstruction près de Druchaux, il n’en reste pas beaucoup (mais il faut avouer que l’on est toujours un peu fier de manquer de matériel, c’est la preuve d’un club actif non ?). C’est alors que commence la grande razzia ! On récupère tous les amarrages, ceux qui servent à poser une corde à l’extérieur pour initier, ceux qui tiennent le hamac, tous. On est évidemment pas certains d’en avoir assez pour le fond, car on a pas de fiche d’équipement pour la dernière partie, mais de toutes manières on est pas certain de descendre si bas.

C’est avec un petit soupir pour la courte nuit qui s’annonce que l’on va se coucher. 

Le lendemain c’est parti ! Oeufs et croissants au déjeuner, sandwichs écrasés dans les bidons on y va. Et enfin vers les 9h30 on y arrive au Narcoleptique !

L'équipe prête et pressée de partir (même pas pris le temps de refaire une photo sans contre-jour)

L’équipe prête et pressée de partir (même pas pris le temps de refaire une photo sans contre-jour)

L’équipement prend un peu de temps au début, en effet un spit ne permet plus d’être serré suffisamment, un autre a sa roche environnante fracturée, il faut ajouter des goujons. Mais ensuite on « file » sur les cordes qui s’installent quand même assez vite (malgré la longueur de corde trop courte d’après les trois qui me suivent… et oui à force d’équiper on a jamais à mettre son descendeur sur la corde déjà installée). On atteint alors la zone de pique-nique de l’été passé où on profite également de manger les sandwichs dont la rupture à la compression n’a pas été atteinte dans le bidon.

Le pique-nique, avec Damiel qui fidèle à lui-même pille le stock de barres

Le pique-nique, avec Damiel qui fidèle à lui-même pille le stock de barres en gardant le bidon proche de lui.

Et c’est là que l’on découvre la deuxième partie du Rêveur ! La première (du haut jusqu’au bas du P38 est constituée de puits parallèles qui s’ouvrent puis se rejoignent. La deuxième offre une toute autre expérience, avec une bonne descente tout à fait praticable sans corde faîte de nombreux petits ressauts serrés. On désescalade ce petit conduit jusqu’à atteindre une série de puits bien serré qui nous même jusqu’à une faille un peu plus large où l’on s’arrête. On a atteint la fin du Rêveur d’avant 2004 à -181 [m]. Il ne nous reste que 50 [m] avant le fond, mais le froid qui engourdit les personnes ayant à subir ma vitesse d’équipement nous amène à préférer remonter plutôt que prendre encore deux heures pour se faufiler dans les étroitures du fond. J’en profite quand même pour poser deux plaquettes sur des spits en parfait état malgré leur 13 ans !

L'étroiture du "Cul Percé" élargie il y a une dizaine d'année lors de l'exploration des 50 derniers mètres du Rêveur

L’étroiture du « Cul Percé » élargie il y a une dizaine d’année lors de l’exploration des 50 derniers mètres du Rêveur

La montée se fait rapidement et c’est comme souvent avec plaisir que l’on retrouve la chaleur et la lumière de l’extérieur, après 9h dans les ténèbres, à surtout attendre pour Chloé, Damiel et Léo, pendant que j’équipais les puits.

Belle sortie qui en a appelé une autre rapide entre Rafael et moi le samedi, où l’on a pu descendre jusqu’à -200 [m] (pas plus, la mèche du perforateur s’étant cassée…). Félicitations à Léo qui a atteint sans peine -181 [m] pour sa première sortie spéléo (même pas entendu une plainte dans les étroitures, pas de problème à passer les fractionnements) !

Topo du Gouffre du Narcoleptique, avec l'équipement mis en place lors de cette sortie

Topo du Gouffre du Narcoleptique, avec l’équipement mis en place lors de cette sortie

La fin de l’équipement (jusqu’à -228 [m]) se fera d’ici juillet, mois pendant lequel il faudra déséquiper pour avoir suffisamment de cordes pour le camp d’été du SCVJ  dans les Pyrénées !

Chloé à la montée, à la bifurcation entre les réseaux de l'Hibernation (P20 droit dessous) et du Rêveur derrière.

Chloé à la montée, à la bifurcation entre les réseaux de l’Hibernation (P20 droit dessous) et du Rêveur derrière

Tristan dans toute sa splendeur (et ouais, pas que ce soit toujours les mêmes qui ont les droit de se faire prendre en photo)

Tristan dans toute sa splendeur (et ouais, pas que ce soit toujours les mêmes qui aient le droit de se faire prendre en photo)

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