- Date de la sortie : 25.07.2025
- Cavité : Grotte du Gournier (Vercors, France)
- Participants : Elme, Frédéric Mo. Jules, Oriane
- But de la sortie : Visite pré-camp-Berger
- Auteure de l’article : Oriane


Qui dit camp Berger, dit surtout camp Vercors… et ses kilomètres de potentiel spéléo ! Celleux qui ont la chance d’être déjà en congé se retrouvent dès jeudi soir sur le parking du Gournier. Le soleil se couche lentement sur le massif, et ses points noirs (des porches d’entrées ?) nous titillent déjà l’imagination. Soirée tranquille avec les classiques ravioles du Vercors et petite nuit dans les vans. Le réveil sonne tôt vendredi matin : on veut éviter les pluies annoncées en fin de matinée et arriver tôt au campement Berger. Elme sort un atout majeur de son coffre : un paddle, pour traverser le lac. Arrivés au bord, on attache une corde pour tirer le paddle vers nous, et on traverse un·e à un·e. J’enfile l’étanche et barbote dans l’eau, au cas où… Bien utile finalement, quand la corde se coince sous un rocher en plein milieu du lac. Mais l’opération paddle se déroule sans encombre, et le retour sera encore plus simple. On entre un peu avant 9h, avec 3h30 devant nous pour s’amuser.
Jules équipe les vires, même si une corde est déjà en place – on préfère ne pas toucher au matos des guides, histoire de favoriser une bonne cohabitation. Passé les vires, le décor change : de grands gours vides s’étendent devant nous, majestueux malgré l’absence d’eau.

Il fait chaud. On laisse notre matériel vertical dans un coin à l’abri et on progresse légers dans les grandes galeries chaotiques. Les blocs s’enchaînent, montées et descentes aussi. C’est un excellent échauffement pour le Berger et ses éboulis pentus. Les galeries sont ornées de grandes concrétions et de draperies imposantes. Après une dernière montée, on croise un rocher marqué d’une flèche noire : ce doit être la deuxième entrée vers la rivière (ou la première ?). Un passage étroit, quelques contorsions et désescalades, et voici la rivière du Gournier.

Elle est magique. D’un bleu étincelant, elle sculpte de petites piscines et se faufile dans un canyon de roche claire. L’ambiance est unique. On s’accorde vingt minutes pour courir dans ce paysage magnifique, avant de rebrousser chemin. Un peu frustrés de ne pas pouvoir aller plus loin, on se promet de revenir bientôt.
Le retour se fait rapidement dans les grands éboulis. On s’arrête pour prendre quelques photos. On croise un groupe, pas de bonjour de la part des guides – heureusement qu’on a mis notre propre équipement… Je déséquipe les vires pendant que les autres repassent en paddle. Elme m’attend et on défie la limite de charge de l’engin en s’y mettant à deux, avec toute la quincaillerie sur le dos – mais aucun souci, on glisse tranquillement sur le lac
Merci Gournier pour tes beautés. On reviendra, plus longuement, dans ta rivière !
