- Date : 26.6.2026
- Site: Grotte de la Lourantse
- Participants : Gérard, Jonas, Miguel
- Objectif : reconnaissance de la cavité et nouvelle topo de celle-ci
- Auteur de l’article: Miguel
On monte depuis le passage du torrent de la Lourantse sous la route en tout-venant. Combi et casque sont mis dans le lit de torrent au niveau du début de la vire, tandis que les sous-combis et le matos sont mis dans les kits et les sacs à dos accrochés au premier point. Gérard et moi, en chaussures de montagne, mettons nos crampons, Jonas n’a que ses bottes. Gérard a un piolet, je prends l’un de mes bâtons. Jonas est assuré avec la corde de 70 m. Depuis le dernier point sur la vire, on passe au-dessus des quelques mélèzes jusqu’à un amarrage en place. Un court passage est très raide et exposé. Depuis ce point, un passe facilement par des buissons bas jusqu’au lit de torrent, où coule un ruisselet, puis à l’entrée, défendue par un gros névé facilement passable.

Nombreuses crottes de bouquetins et chamois à l’entrée. Un courant d’air froid sort de la cavité. Une cordelette de nylon part depuis l’entrée jusqu’au siphon. Nous la débarrassons intégralement. La galerie est propre, avec des fréquents tas de sable meuble (traces d’ennoyages récents). On entend aussi un bruit d’eau dans une fissure. Deux laisses d’eau se passent facilement. Le siphon est très haut et déborde dans une fissure avec un débit de qq l/s. Il est légèrement trouble, visibilité 2-3 mètres.

Une corde en place descend depuis un bloc jusqu’au premier amarrage, qui est sous qq décimètres d’eau. Peu avant le siphon, une corde pend et un voit un fractionnement un peu plus haut. C’est probablement l’escalade mentionnée dans les comptes-rendus.
En voulant commencer la topo au retour, je constate que la gomme censée fermer le réservoir de mines du porte-mine est partie, et le réservoir est vide. Impossible de faire la topo. La topo de 1970 est très sommaire, et la réalisation d’une topo correcte prendra pas mal de temps.
Jonas a alors le temps de mitrailler non seulement à l’aller, comme prévu, mais aussi au retour. Le passage de la vire herbeuse est facile en crampons, mais impossible ou très dangereux en bottes.
Les photos sont de Miguel et Jonas

