Hautes eaux inattendues au Poteux

  • Date : 14.3.2026
  • Site: Grotte du Poteux
  • Participants : Benjamin, Gaëlle, Alban, Miguel
  • Objectif : Collecte de faune stygobie dans la rivière du Poteux
  • Auteur de l’article: Miguel

Après l’annulation, pour cause de fonte des neiges amorcée, de l’expé prévue à la Lourantse, nous estimons qu’on pourra encore aller jusqu’à la rivière de la grotte du Poteux. Eh bien non: l’eau venant de la Rampe Ouest fait pratiquement siphonner le lac au début de la galerie menant à la rivière. On décide alors de visiter tranquillement la Galerie des Lacs passant sous le Septième ciel. Celle-ci offre la particularité de se développer dans les calcaires massifs à silex du Bajocien sup., qui se trouvent ici sous les calcaires plaquetés du Bajocien inf., vu qu’on est dans le flanc inverse de la nappe de Morcles.

On en profite aussi pour repérer des bulles de calcite (cave blister selon la dénomination anglophone), des formations relativement rares, signalées en Suisse jusqu’ici uniquement dans l’Oberländerhöhle (Sägistal), selon un article publié dans Stalactite 50, 2 ( 2000). Les photos sont d’Alban.

Auteur : Alban Roduit. 2026

Visite de la Galerie des Lacs à la Grotte des Fées

    • Date de la sortie : 1.3.2026
    • Cavité : Grotte des Fées par les Follatons
    • Participants : Dani, Manuela, Xavier, Martin, Miguel
    • But de la sortie : Visite de la Galerie des Lacs
    • Auteur de l’article :  Miguel

Après avoir cherché un moment le départ de la Galerie des Lacs – bien caché derrière un bloc monumental – nous visitons cette vaste galerie jusqu’à l’extrémité de celle-ci (lac profond) et allons encore reconnaître le début du shunt de la Galerie Glaisine. Au retour, nous faisons une boucle involontaire en revenant par l’Allée des Fakirs, aux mille marmites trouées. Nous ressortons tranquillement par les Follatons en passant, toujours aussi courb(atur)és, par la fameuse Galerie du Graal – qu’on aurait mieux fait d’appeler Boyau des Râles!


Photo de Martin

Des ploufs et des brassées au Poteu

  • Date de la sortie : 9.06.2025
  • Cavité : Grotte du Poteu, Saillon (VS)
  • Participants : Jules, Thomas, Louis, Benjamin, Oriane – SCVJ ; Guillaume et Elsie – GSR
  • But de la sortie : Observation de la crue
  • Auteure de l’article :  Oriane

Les températures chaudes arrivent, les manteaux blancs s’effacent et les cours d’eau grossissent. Les crues descendent dans nos souterrains. C’est donc le bon moment pour organiser une sortie au Poteu, en mode aquatique. La sortie est un peu organisée à la der’, comme chaque année : il faut être rapide et disponible pour croiser la crue au bon moment au bon endroit dans ce réseau. 

Louis, Guillaume, Benjamin, Thomas, Elsie, Jules et moi nous rejoignons au virage à 16h. Chacun.e râle à sa manière lorsqu’il s’agit d’enfiler, péniblement, les néoprènes – ou l’étanche de mon côté. Une fois habillés, nous espérons croiser rapidement l’eau car nous cuisons doucement à l’étuvée dans cet accoutrement. Benjamin est allé voir le niveau de la Sarvaz avant : 120, pas sûr que l’on puisse rejoindre la grande salle, la suite nous le dira.

Arrivés dans le puits d’entrée, on équipe à double pour dynamiser la cadence de la grande équipe que nous sommes. Benjamin rend confortable le fractio/déviation en ajoutant une corde à nœuds. Quand j’arrive au fractio, j’entends des bruits de plongeons, c’est Thomas, Benjamin et Elsie qui sautent dans la première piscine d’eau qu’ils croisent, juste sous le câble en acier avant de rejoindre les blocs qui mènent à la faille. Chouette ! C’est le moment d’équilibrer la température corporelle, je saute et mes camarades s’assurent que je sois bien trempée jusqu’aux oreilles. 

On poursuit notre chemin et, comme à chaque fois aux heures de pointe, la faille constitue une zone de bouchons incontournable. C’est le moment de papoter ou, pour certains, de sortir son registre de chansons (de Noël). 

À partir de là, on reste un bon moment au sec. On recroise l’eau seulement au bas du petit pas d’escalade à faire avant d’arriver sous la première rampe qui mène à la salle à manger. Là, le grondement est impressionnant. La sortie de “la boucle” depuis la grande salle est complètement immergée ; c’est l’occasion de s’y tremper intégralement pour rééquilibrer le thermostat. On fait une petite pause à la salle à manger où l’on constate bêtement, qu’ayant laissé nos téléphones au sec, personne n’a de quoi indiquer l’heure. Comme nous avons mis une marge de sécurité assez courte à notre piquet, Kevin, c’est le moment d’accélérer le pas. On fait deux groupes et le premier sortira plus rapidement, pour réserver la place à la pizzeria et rassurer notre piquet. 

Dans les boyaux resserrés et concrétionnés menant à la grande salle, le grondement de l’eau est déjà impressionnant. Une fois sur la dernière corde menant à la salle, l’ambiance est saisissante, l’eau se déchaîne de toutes parts. Il reste néanmoins des bouts de rochers qui nous permettent de nous rendre dans la grande salle. On s’imprègne de cet élan de fraîcheur dynamique. L’eau pousse les parois des grottes et, nous, sommes là, comme de petits êtres vulnérables. 

La remontée se fait tranquillement pour le groupe du fond et l’on rejoint la première équipe dans la faille. Les plus réchauffés ressautent dans les recoins d’eau avant d’entamer la remontée. Il est plus de 20h30 quand l’équipe est au complet et peut se débarrasser de sa deuxième peau néoprène. On enfile nos habits d’humains des terres et on rejoint la pizzeria pour notre traditionnel repas post-Poteu. Une magnifique sortie, dont nous garderons les jolies images dans nos souvenirs, à défaut de pouvoir en partager des images numériques. 

Filles au bout du spit – Pleine Lune

  • Date de la sortie : 04.10.2025
  • Cavité : Gouffre de la Pleine Lune – Le Chenit (VD)
  • Participantes : Elme, Carine, Oriane, Manuela, Maud (SCNaye)
  • But de la sortie : Entraînement à l’équipement, rééquipement des parties fixes
  • Auteures de l’article :  Elme et Maud

Rendez-vous jeudi soir au stamm du club pour définir les objectifs de la sortie, préparer le matos, manger et papoter joyeusement avec les personnes présentes. Manuela, Maud Oriane et moi (Elme) passons la nuit à la place d’Armes, pour être au taquet le matin et aussi, en ayant l’espoir d’entendre les cerfs bramer. On l’entendra, mais seulement de loin. Le vendredi matin, Carine nous rejoint vers 9h, et on rentre dans le trou à 10h, après avoir trouvé l’entrée du premier coup, sans errance forestière ! (je suis contente de mon repérage d’il y a quelques semaines !).

Photo : Oriane Albanèse
Photo : Maud Galetti

Descente jusqu’à la vire de l’angoisse (intersection descente à la Kolos-salle – Central Jonction), sans souci. Maud commence le rééquipement du grand U pour accéder à Central Jonction, et je poursuis (shunt de la vire de l’angoisse). Plusieurs goujons tournent dans le vide malgré un serrage acharné (peut-être trop ? dû à la présence de plaquage calcitique ? ou des trous un poil trop larges ? ou de goujons de mauvaise qualité ?) ; on perd un peu de temps à refaire les trous plusieurs fois.

On traverse les 5 jusqu’à Central Jonction, puis on se sépare en 2 groupes pour rééquiper la suite : Oriane et Manuela partent devant, direction Salle des Seins ; Maud, Carine et moi revenons sur nos pas pour rééquiper du grand U jusqu’à Central Jonction. A 16h je (Elme) dois filer pour une fiesta alors qu’on n’a pas terminé, mais tous les trous sont percés (mais c’était prévu…). Carine remonte avec moi ; Maud, Manuela et Oriane continuent.

Maud enlève la vieille corde et met en place la nouvelle pendant qu’Oriane et Manuela finissent de rééquiper la vire qui mène à la salle des Seins. Elles changent plusieurs fois la corde afin d’économiser un maximum de matériel.

Une fois le travail terminé, on va encore admirer cette belle Salle des Seins et mettre un petit bout de nouille au R3 pour y accéder sans encombre. Retour à l’intersection avec la descente pour la Kolos-salle, où on laisse les vieilles cordes bien pliées prêtes à être remontées une prochaine fois.

Remontée en étant bien chargées et sortie du trou tardive, à 22h. Heureusement, Elme et Carine ont pu retarder l’heure de sortie prévue auprès de notre piquet. On entend une nouvelle fois le brame du cerf pour bien terminer cette journée.

Merci l’équipe, c’était un super entraînement à l’équipement. Et merci beaucoup Oriane pour le lavage et rangement du matos au local le lendemain. 

Photo : Maud Galetti