Salle Fitoja en mode express

  • Date : 12.7.2026
  • Site: Gouffre Fitoja Express
  • Participants : Manuela, Xavier, Martin, Miguel
  • Objectif : visite de la salle Fitoja
  • Auteur de l’article: Xavier

Nous nous retrouvons dimanche matin au parking pour enkiter les 53 msq et plaquettes de la fiche d’équipement et les cordes coupées par Miguel. Les 4 kits faits, nous expédions la courte marche d’approche (20′) dans la relative fraîcheur matinale. À l’arrivée au trou, l’agréable courant d’air frais soufflant du trou nous promet quelques heures loin de la canicule.

Et hop, sous terre! Xavier équipe, conseillé par Miguel, qui croise les observations avec la topo, puis par Martin et Manu, qui resserrent si besoin les amarrages en place. Si nous étions entrés sous terre avec une petite appréhension (nous avions toutes les plaquettes, mais pas toutes leurs vis), au quatrième ancrage, l’inquiétude se dissipe: toutes les autres plaquettes sont en place, ainsi que les mains courantes! L’équipement devient un jeu d’enfant consistant à raccorder les cordes sur ce qui est en place.

Actuellement, il suffit donc de prendre 6 plaquettes + vis (4 vers l’entrée, 2 à la méduse si on met une main courante) , 2-3 sangles et 4 msq pour les devs, ainsi que tous les mousquetons + l’essentiel des cordes de la fiche d’équipement (compte tenu des mains courantes en place, les deux cordes de 40 et 50 m du dernier kit et la quincaillerie correspondante se sont avérées inutiles). On se trimbale quand même six kits pour quatre (y compris le dernier kit inutile!).


En moins de deux heures, on enchaîne une multitude de puits plus ou moins verticaux, sans être gênés par les 2-3 étroitures (qui n’en sont plus depuis le dernier exercice de secours), et on arrive au début du spectacle: la dernière verticale se descend le long d’une gigantesque et immaculée méduse  de calcite, puis l’on progresse dans la rivière – plutôt basse, en dépit des pluies de la veille – avant de  cheminer entre des séries de concrétions – merci au balisage – encore parfaitement préservées.

Martin photographie, Miguel interprète le terrain, Manu et Xavier s’émerveillent. Réparateur pique-nique au fond, puis chemin en sens inverse. On y croise un binôme d’Aix-les-Bains qui vient équiper sa traversée  Litorne-Fitoja du lendemain.

Revenus en surface, Miguel suggère de finir la visite en allant voir la sortie de tout cela: la grotte de Prérouge. Mais avant, nous allions l’utile à l’agréable en lavant les cordes dans le Chéran avant de s’y rafraîchir nous-mêmes. Puis visite en short de la grotte de Prérouge jusqu’au premier siphon, quasi intégralement cupulée dans un joli calcaire blanc et lustré.

Les photos sont de Xavier, Martin et Miguel

Lourantse en pleine fonte des neiges

  • Date : 26.6.2026
  • Site: Grotte de la Lourantse
  • Participants : Gérard, Jonas, Miguel
  • Objectif : reconnaissance de la cavité et nouvelle topo de celle-ci
  • Auteur de l’article: Miguel

On monte depuis le passage du torrent de la Lourantse sous la route en tout-venant. Combi et casque sont mis dans le lit de torrent au niveau du début de la vire, tandis que les sous-combis et le matos sont mis dans les kits et les sacs à dos accrochés au premier point. Gérard et moi, en chaussures de montagne, mettons nos crampons, Jonas n’a que ses bottes. Gérard a un piolet, je prends l’un de mes bâtons. Jonas est assuré avec la corde de 70 m. Depuis le dernier point sur la vire, on passe au-dessus des quelques mélèzes jusqu’à un amarrage en place. Un court passage est très raide et exposé. Depuis ce point, un passe facilement par des buissons bas jusqu’au lit de torrent, où coule un ruisselet, puis à l’entrée, défendue par un gros névé facilement passable.

Nombreuses crottes de bouquetins et chamois à l’entrée. Un courant d’air froid sort de la cavité. Une cordelette de nylon part depuis l’entrée jusqu’au siphon. Nous la débarrassons intégralement. La galerie est propre, avec des fréquents tas de sable meuble (traces d’ennoyages récents). On entend aussi un bruit d’eau dans une fissure. Deux laisses d’eau se passent facilement. Le siphon est très haut et déborde dans une fissure avec un débit de qq l/s. Il est légèrement trouble, visibilité 2-3 mètres.

Une corde en place descend depuis un bloc jusqu’au premier amarrage, qui est sous qq décimètres d’eau. Peu avant le siphon, une corde pend et un voit un fractionnement un peu plus haut. C’est probablement l’escalade mentionnée dans les comptes-rendus.

En voulant commencer la topo au retour, je constate que la gomme censée fermer le réservoir de mines du porte-mine est partie, et le réservoir est vide. Impossible de faire la topo. La topo de 1970 est très sommaire, et la réalisation d’une topo correcte prendra pas mal de temps.

Jonas a alors le temps de mitrailler non seulement à l’aller, comme prévu, mais aussi au retour. Le passage de la vire herbeuse est facile en crampons, mais impossible ou très dangereux en bottes.

Les photos sont de Miguel et Jonas

Le bon accueil des belges


La spéléologie, ce sont aussi des rencontres et des amitiés qui se construisent et se transmettent au fil des générations. C’est ainsi qu’est né ce petit camp en Belgique à l’Ascension 2026. Certains anciens du SCVJ partagent, depuis longtemps, des échanges et explorations avec des amis belges, membres du SCAN (Spéléo-Club Alpin de Namur), entre autres. Aujourd’hui, ces échanges se poursuivent, et font profiter plusieurs générations de spéléos. Et si ce sont souvent les belges qui viennent dans nos contrées karstiques, cette fois, à nous de rencontrer leurs souterrains !

Dans la région de Namur, des spéléos belges nous ont ainsi accueillis chaleureusement lors de l’Ascension. Entre découverte spéléo et découvertes gustatives, tous les plaisirs étaient au rendez-vous ! Les discussions fût riches et plein d’élan de motivation pour créer d’autres moments de rencontres et pourquoi pas des explorations ensemble.

Ci-dessous, les récits des sorties chaleureusement organisées par les belges.

Merci encore à Albert (SCVJ) de nous faire profiter de tes bonnes amitiés. Un merci tout particulier à Thierry, Jean-Paul, Etienne et Yves pour les visites et l’organisation ! Et merci aux autres membres que l’on a rencontrés autour d’un repas, d’une bière, d’une frite ou d’une grotte !

(Oriane)

Trou Nou Maulin, Rochefort – BE

  • Jeudi 14 mai 2026
  • La belle équipe : Dani, Jules, Martin, Oriane, Elme, Myriam Sur le sentier en surface : Daniel, Roman
  • Auteure : Myriam
  • Visite, TPST env. 2h30

Arrivés au camping du Roptai, toute l’équipe est au complet. Pour notre première sortie, nous avons choisi : la grotte Nou Maulin.

Après une première nuit au calme et un bon déjeuner partagé sous un ciel prometteur, nous quittons le parking à la recherche de la trappe de l’entrée supérieure de la grotte donnant accès au réseau.

Grande salle – M. Alvarado

Dani part en tête. Nous la suivons et nous nous engageons dans la faille descendante et étroite qui plonge progressivement dans les entrailles de la grotte. La descente est belle, minérale et silencieuse. Après un petit ramping nous arrivons dans le haut de la Grande salle. Dani équipe comme une cheffe le puits qui nous amène par une zone ébouleuse, la partie inférieure du « Gruyère », jusqu’au départ de la galerie du « Métro ». Une galerie qui porte parfaitement son nom. Le conduit ressemble à un immense tube taillé dans la roche, régulier et presque irréel. Nous progressons dans cette galerie fascinante par une succession d’élargissement et de passages bas jusqu’au siphon. L’eau stagnante n’est pas attirant. Nous nous enfilons dans un passage en « U » : le Bénitier.

Dans le métro – M. Alvarado

Le Bénitier étant complètement sec, nous pouvons donc envisager la traversée qui relie l’entrée supérieure à la sortie principale du réseau. Nous poursuivons alors en passant par la salle du Bivouac, puis par le Roulement à Billes. Une étroiture au sol garni de galets érodés, dont le passage mène progressivement vers la sortie. Le porche d’entrée inférieur s’ouvre finalement sur un magnifique ciel ensoleillé qui contraste brutalement avec l’obscurité souterraine.

Elme et Dani et moi repartons ensuite récupérer la corde laissée dans le puits. Elme déséquipe avec une rapidité remarquable. Nous nous glissons à nouveau dans la faille pour la remontée.

Une très belle découverte pour cette première sortie, entre progression technique, passages spectaculaires et ambiance souterraine.

Grotte de Han, réseau Sud – Rochefort, BE

  • Vendredi 15 mai
  • Le suisses : Dani, Daniel, Jules, Martin, Myriam, Oriane, Roman, Elme. Les belges : Etienne, Jean-Paul, Thierry, Yves
  • Auteure : Elme
  • TPST : 3h15 environ

Nous retrouvons Etienne, Jean-Paul et Thierry, spéléos belges et amis d’Albert sur le coup des 9h en périphérie d’Han-sur-Lesse. Objectif : le réseau sud des grottes éponymes, dont l’entrée est la même que celle de la grotte touristique. Il y a du monde en ville pour un rassemblement de montgolfières… On se faufile entre les stand en construction, et retrouvons Yves Quinif, karstologue de renom, professeur émerite de l’université de Mons et spéléo ayant participé aux explorations de la grotte. Une intro spéléo-géologique, et le maître en sa demeure nous fait entrer dans la grotte juste avant son ouverture aux touristes.

Grotte de Han – O. Albanèse

Nous remontons la Lesse sur le sentier touristique puis traversons la rivière en cannot 2 par 2. Après la traversée d’un tunnel artificiel de plusieurs dizaines de mètres, nous accédons à la Grille, véritable mâchoire stalagmitique et porte d’entrée du réseau sud. Nous marchons, puis rampons le long d’un sentier balisé juché de draperies et de belles concretions, dont des excentriques remarquables.

Le ramping reprend, puis passage d’un toboggan, et nous atteignons la Salle des Sinanthropes. Nous foulons des accumulations d’argiles et de limons étonnamment vierge de traces: l’œuvre des vers de terre. Surprenant !

Grotte de Han – O. Albanèse

Les égouts – Grotte de Han – O. Albanèse

Nous retrouvons par endroits des bras de Lesse et des siphons. Des strates riches en fossiles (dont des stromatopres, des coraux, des brachiopodes marqueurs du Dévonien) ravissent les fous du calcaires, tout comme les explications d’Yves sur les fantômes de roche, processus de dissolution sélective de la matrice micritique de certains faciès, initiant la karatification.

Quelques mains courantes nous mènent aux Egouts, où nous faisons demi-tour. Nous n’arriverons pas jusquà la salle de la Pentecôte, puisque c’est l’Ascension! Une petite boucle dans la salle des Sinanthrope nous ramène sur nos pas.
Nous sortons par la galerie d’entrée des touristes. Cette fois la grotte leur est ouverte. Dans notre accoutrement cavernicoles, nous faisons (presque) l’effet d’une attraction programmée.

Pour chlore cette belle sortie, nos trois amis belges nous régalent d’un apéro improvisé sur le place de l’église: charcuterie, fromage maison, chimay et goodies de trappistes. On se retrouve contents et coiffés d’un bob-décapsuleur au nom la brasserie. Inoubliable !

Grotte de Goyet – Gevses, BE

  • Le samedi 16 mai 2026
  • Oriane, Jules, Elme, Daniel, Roman, Dani, Martin, Myriam + des belges du club de Namur
  • Auteur : Martin
  • TPST environ 4-5h

Objectif : Invitation par les spéléologues belges pour visiter ce petit réseau historique rarement accessible.

Les grottes de Goyet se situent à proximité du ruisseau Struviaux, proche du village de Goyet dans la province de Namur en Belgique. Le site est un lieu d’archéologie majeur, ayant livré des traces et des fossiles datant du Paléolithique (Néandertal) jusqu’au début de l’âge du Bronze. Notamment, une sépulture renfermant un enfant de 12 ans datant d’il y a 4600 ans fut découverte lors de fouilles en 1999 ; et un crâne de chien domestiqué daté de 33 000 ans est l’un des plus anciens jamais découverts.
Le réseau de Goyet comporte deux réseaux séparés, l’un accessible aux touristes sous forme de visite guidée, et l’autre fermé à clé et rarement ouvert, même pour les spéléologues, dans le but de préserver la cavité. C’est dans ce deuxième réseau que la sépulture mentionnée ci-dessus fut trouvée. Le SCVJ a eu le privilège de pouvoir visiter cette cavité en compagnie des membres du club spéléo Belge.


Après nous être équipés sur le parking et avoir été briefés par Jean-Paul sur l’histoire de ce réseau, nous nous mettons en marche vers l’entrée. Le chemin longe un pan de falaise dans lequel s’ouvrent les entrées et sorties du réseau touristique, autrefois habité par nos ancêtres préhistoriques. Nous atteignons le porche et pénétrons dans la grotte, notant au passage les traces dans le sol des nombreuses fouilles archéologiques passées. C’est par une fissure vers l’entrée que le réseau se développe, juste après une petite trappe cadenassée.

Grotte Goyet – M. Viala

Dès la trappe passée, nous réalisons que cette visite va être serrée, du moins en partie. La grotte consiste en des salles plus ou moins larges connectées par des passages étroits, voire très, très étroits par endroits. Nous avançons à quatre pattes en faisant très attention à ne pas salir ni briser les nombreuses concrétions qui décorent cette grotte. Ça passe même au centimètre par endroits ; cette grotte apprend au spéléologue le respect, l’observation et la précaution.

Après avoir fait le tour de la Salle Cristal ainsi que d’autres salles annexes à l’une des extrémités du réseau, nous rebroussons chemin et empruntons un boyau serré et tortueux vers la salle de l’Enfant renfermant la sépulture. Le squelette a été prélevé depuis longtemps, mais Jean-Paul avait sur lui des photos historiques de la fouille ayant eu lieu à l’époque afin de nous donner du contexte.

Salle de l’Enfant – Grotte Goyet – O. Albanèse
Photo – M. Viala


La visite continue en rampant à travers d’autres passages étroits dont le plafond est parsemé de courtes fistuleuses telles des piques pointues que nous évitons de frôler. Ce passage débouche enfin dans la grande salle de l’Atlantide, longue de 70 m, parsemée de concrétions aux formes variées et qui monte en pente en direction de la surface sans toutefois déboucher sur l’extérieur. La visite étant à ce point terminée, nous rebroussons chemin à travers la série de boyaux étroits jusqu’à la sortie.


Pour conclure, bien que petit, ce réseau possède une géométrie étonnante et quelques passages remarquables sur les plans physique et esthétique. La faible fréquentation de la grotte et son balisage ont permis la conservation de la majorité des concrétions et fistuleuses, même à proximité des points de passage. Des trois visites que nous avons effectuées pendant ce camp spéléo, la grotte de Goyet m’aura le plus marqué en raison de son histoire et de sa forme singulière.

Hautes eaux inattendues au Poteux

  • Date : 14.3.2026
  • Site: Grotte du Poteux
  • Participants : Benjamin, Gaëlle, Alban, Miguel
  • Objectif : Collecte de faune stygobie dans la rivière du Poteux
  • Auteur de l’article: Miguel

Après l’annulation, pour cause de fonte des neiges amorcée, de l’expé prévue à la Lourantse, nous estimons qu’on pourra encore aller jusqu’à la rivière de la grotte du Poteux. Eh bien non: l’eau venant de la Rampe Ouest fait pratiquement siphonner le lac au début de la galerie menant à la rivière. On décide alors de visiter tranquillement la Galerie des Lacs passant sous le Septième ciel. Celle-ci offre la particularité de se développer dans les calcaires massifs à silex du Bajocien sup., qui se trouvent ici sous les calcaires plaquetés du Bajocien inf., vu qu’on est dans le flanc inverse de la nappe de Morcles.

On en profite aussi pour repérer des bulles de calcite (cave blister selon la dénomination anglophone), des formations relativement rares, signalées en Suisse jusqu’ici uniquement dans l’Oberländerhöhle (Sägistal), selon un article publié dans Stalactite 50, 2 ( 2000). Les photos sont d’Alban.

Auteur : Alban Roduit. 2026

Visite de la Galerie des Lacs à la Grotte des Fées

    • Date de la sortie : 1.3.2026
    • Cavité : Grotte des Fées par les Follatons
    • Participants : Dani, Manuela, Xavier, Martin, Miguel
    • But de la sortie : Visite de la Galerie des Lacs
    • Auteur de l’article :  Miguel

Après avoir cherché un moment le départ de la Galerie des Lacs – bien caché derrière un bloc monumental – nous visitons cette vaste galerie jusqu’à l’extrémité de celle-ci (lac profond) et allons encore reconnaître le début du shunt de la Galerie Glaisine. Au retour, nous faisons une boucle involontaire en revenant par l’Allée des Fakirs, aux mille marmites trouées. Nous ressortons tranquillement par les Follatons en passant, toujours aussi courb(atur)és, par la fameuse Galerie du Graal – qu’on aurait mieux fait d’appeler Boyau des Râles!


Photo de Martin

Filles au bout du spit – Pleine Lune

  • Date de la sortie : 04.10.2025
  • Cavité : Gouffre de la Pleine Lune – Le Chenit (VD)
  • Participantes : Elme, Carine, Oriane, Manuela, Maud (SCNaye)
  • But de la sortie : Entraînement à l’équipement, rééquipement des parties fixes
  • Auteures de l’article :  Elme et Maud

Rendez-vous jeudi soir au stamm du club pour définir les objectifs de la sortie, préparer le matos, manger et papoter joyeusement avec les personnes présentes. Manuela, Maud Oriane et moi (Elme) passons la nuit à la place d’Armes, pour être au taquet le matin et aussi, en ayant l’espoir d’entendre les cerfs bramer. On l’entendra, mais seulement de loin. Le vendredi matin, Carine nous rejoint vers 9h, et on rentre dans le trou à 10h, après avoir trouvé l’entrée du premier coup, sans errance forestière ! (je suis contente de mon repérage d’il y a quelques semaines !).

Photo : Oriane Albanèse
Photo : Maud Galetti

Descente jusqu’à la vire de l’angoisse (intersection descente à la Kolos-salle – Central Jonction), sans souci. Maud commence le rééquipement du grand U pour accéder à Central Jonction, et je poursuis (shunt de la vire de l’angoisse). Plusieurs goujons tournent dans le vide malgré un serrage acharné (peut-être trop ? dû à la présence de plaquage calcitique ? ou des trous un poil trop larges ? ou de goujons de mauvaise qualité ?) ; on perd un peu de temps à refaire les trous plusieurs fois.

On traverse les 5 jusqu’à Central Jonction, puis on se sépare en 2 groupes pour rééquiper la suite : Oriane et Manuela partent devant, direction Salle des Seins ; Maud, Carine et moi revenons sur nos pas pour rééquiper du grand U jusqu’à Central Jonction. A 16h je (Elme) dois filer pour une fiesta alors qu’on n’a pas terminé, mais tous les trous sont percés (mais c’était prévu…). Carine remonte avec moi ; Maud, Manuela et Oriane continuent.

Maud enlève la vieille corde et met en place la nouvelle pendant qu’Oriane et Manuela finissent de rééquiper la vire qui mène à la salle des Seins. Elles changent plusieurs fois la corde afin d’économiser un maximum de matériel.

Une fois le travail terminé, on va encore admirer cette belle Salle des Seins et mettre un petit bout de nouille au R3 pour y accéder sans encombre. Retour à l’intersection avec la descente pour la Kolos-salle, où on laisse les vieilles cordes bien pliées prêtes à être remontées une prochaine fois.

Remontée en étant bien chargées et sortie du trou tardive, à 22h. Heureusement, Elme et Carine ont pu retarder l’heure de sortie prévue auprès de notre piquet. On entend une nouvelle fois le brame du cerf pour bien terminer cette journée.

Merci l’équipe, c’était un super entraînement à l’équipement. Et merci beaucoup Oriane pour le lavage et rangement du matos au local le lendemain. 

Photo : Maud Galetti

Des ploufs et des brassées au Poteu

  • Date de la sortie : 9.06.2025
  • Cavité : Grotte du Poteu, Saillon (VS)
  • Participants : Jules, Thomas, Louis, Benjamin, Oriane – SCVJ ; Guillaume et Elsie – GSR
  • But de la sortie : Observation de la crue
  • Auteure de l’article :  Oriane

Les températures chaudes arrivent, les manteaux blancs s’effacent et les cours d’eau grossissent. Les crues descendent dans nos souterrains. C’est donc le bon moment pour organiser une sortie au Poteu, en mode aquatique. La sortie est un peu organisée à la der’, comme chaque année : il faut être rapide et disponible pour croiser la crue au bon moment au bon endroit dans ce réseau. 

Louis, Guillaume, Benjamin, Thomas, Elsie, Jules et moi nous rejoignons au virage à 16h. Chacun.e râle à sa manière lorsqu’il s’agit d’enfiler, péniblement, les néoprènes – ou l’étanche de mon côté. Une fois habillés, nous espérons croiser rapidement l’eau car nous cuisons doucement à l’étuvée dans cet accoutrement. Benjamin est allé voir le niveau de la Sarvaz avant : 120, pas sûr que l’on puisse rejoindre la grande salle, la suite nous le dira.

Arrivés dans le puits d’entrée, on équipe à double pour dynamiser la cadence de la grande équipe que nous sommes. Benjamin rend confortable le fractio/déviation en ajoutant une corde à nœuds. Quand j’arrive au fractio, j’entends des bruits de plongeons, c’est Thomas, Benjamin et Elsie qui sautent dans la première piscine d’eau qu’ils croisent, juste sous le câble en acier avant de rejoindre les blocs qui mènent à la faille. Chouette ! C’est le moment d’équilibrer la température corporelle, je saute et mes camarades s’assurent que je sois bien trempée jusqu’aux oreilles. 

On poursuit notre chemin et, comme à chaque fois aux heures de pointe, la faille constitue une zone de bouchons incontournable. C’est le moment de papoter ou, pour certains, de sortir son registre de chansons (de Noël). 

À partir de là, on reste un bon moment au sec. On recroise l’eau seulement au bas du petit pas d’escalade à faire avant d’arriver sous la première rampe qui mène à la salle à manger. Là, le grondement est impressionnant. La sortie de “la boucle” depuis la grande salle est complètement immergée ; c’est l’occasion de s’y tremper intégralement pour rééquilibrer le thermostat. On fait une petite pause à la salle à manger où l’on constate bêtement, qu’ayant laissé nos téléphones au sec, personne n’a de quoi indiquer l’heure. Comme nous avons mis une marge de sécurité assez courte à notre piquet, Kevin, c’est le moment d’accélérer le pas. On fait deux groupes et le premier sortira plus rapidement, pour réserver la place à la pizzeria et rassurer notre piquet. 

Dans les boyaux resserrés et concrétionnés menant à la grande salle, le grondement de l’eau est déjà impressionnant. Une fois sur la dernière corde menant à la salle, l’ambiance est saisissante, l’eau se déchaîne de toutes parts. Il reste néanmoins des bouts de rochers qui nous permettent de nous rendre dans la grande salle. On s’imprègne de cet élan de fraîcheur dynamique. L’eau pousse les parois des grottes et, nous, sommes là, comme de petits êtres vulnérables. 

La remontée se fait tranquillement pour le groupe du fond et l’on rejoint la première équipe dans la faille. Les plus réchauffés ressautent dans les recoins d’eau avant d’entamer la remontée. Il est plus de 20h30 quand l’équipe est au complet et peut se débarrasser de sa deuxième peau néoprène. On enfile nos habits d’humains des terres et on rejoint la pizzeria pour notre traditionnel repas post-Poteu. Une magnifique sortie, dont nous garderons les jolies images dans nos souvenirs, à défaut de pouvoir en partager des images numériques.