Profiter de l’été indien au Schnidehorn

  • Date de la sortie: 2.11.2024
  • Lapiaz: Schnidehorn
  • Participant: Miguel
  • But de la sortie: explo de la suite d’une cavité
  • Auteur de l’article: le même (forcément…)


La neige d’il y a quelques semaines ayant fondu et le week-end étant annoncé comme sans nuages et doux en montagne, je m’en serais voulu de ne pas en profiter pour essayer de pousser un peu l’explo d’une cavité reconnue en 2022.

La source du Loquès coule d’ailleurs très modestement, compte tenu du beau qu’il fait depuis des semaines.

Premier petit hic: le lac du Ténéhet, qui devait servir à compléter ma gourde après ma consommation de la montée s’avère gelé. C’est très joli, mais sous la glace, l’eau n’est pas renouvelée et la petite couche de vase qui recouvre le fond fermente et dégage une odeur fétide assez prononcée (ce qui donne, d’ailleurs, ces jolies bulles dans la glace).

Mais ça donne pas envie de boire cette eau. J’ai donc été remplir ma gourde de l’autre côté du lac, où la glace fond chaque jour et où les gaz sont au moins un peu dégagés.

Deuxième frein (mais prévu): étant seul, je ne peux pas me permettre de désescalader les premiers 15 mètres, comme l’avaient fait mes prédécesseurs, mais dois équiper consciencieusement tous les ressauts. Ce qui prend évidemment beaucoup de temps. Résultat: je n’ai pas été plus loin que le haut du premier vrai puits. Il faudra revenir – si possible à plusieurs!

La sortie du trou est malgré tout couronnée d’un panorama magnifique.

Petites corvées au Lapi di Bou

  • Date de la sortie : 7-8.9.2024
  • Lapiaz : Lapi di Bou
  • Participants : Miguel
  • But de la sortie : revoir le gouffre 144 et diverses petites corvées
  • Auteur de l’article : Miguel

En 2012, nous avions été bloqués par de la neige dans le gouffre 144. Celui-ci méritait donc une nouvelle visite. Douze ans plus tard, la neige a baissé d’une petite dizaine de mètres. Il faudra donc encore patienter – ou bâcher l’entrée.

Et en parlant de bâchage, il fallait aussi remplacer la bâche en mauvais état sur l’entrée du gouffre Cadeau – que les derniers explorateurs n’avaient pas refermée et où ils n’avaient pas remonté la corde du puits d’entrée. Résultat: ce sont maintenant trois cordes qui sont prises dans la neige avalée par l’entrée en hiver et qui devront être remplacées!

Avant                  –                    Après

Au moins maintenant, une nouvelle bâche couvre l’entrée de ce gouffre. Remarquer le gonflement de la nouvelle bâche par le courant d’air sortant, dû ce jour-là à un violent Foehn entrant par quelques autres entrées plus au sud.

Camp d’été 2022 au Lapi di Bou

  • Date de la sortie : 20-26 août 2022
  • Lapiaz : Lapi di Bou
  • Participants : Miguel, Daniel, Amandine, Oriane, Florian, Pierre-Xavier, Simon, Dani, Vivien, Pierre, Xavier, Stéphane, Yann, Sabrina, Manon
  • But de la sortie : Exploration des gouffres du Lapi di Bou et récolte d’échantillons pour datations
  • Auteur de l’article :  Miguel

Cette année a été marquée par des circonstances un peu particulières: Vivien ayant choisi d’effectuer une partie de sa thèse sur le Lapi di Bou, il est venu avec ses quatre encadrants de l’ISTerre – Edytem (Pierre, Xavier, Yann et Stéphane) pour récolter des échantillons de sédiments et de concrétions, à des fins de datation. Je les ai donc guidés pendant une bonne partie du camp à travers les diverses cavités à échantillonner.

Les géologues sont toujours aussi prompts à tirer le portrait de leur fameux marteau…

… et à ramasser des petits cailloux.

Parallèlement, des équipes ont poursuivi les explorations dans le Gouffre du Tonnerre (réseau Cadeau – Mi-Cadeau – Tonnerre)

et ont repris l’exploration du gouffre du Bitume, dans le Creux des Montons.

Comme souvent sur – et dans – le Lapi di Bou, les cavités se montrent toutefois passablement rétives à la progression des spéléos, et il faut parfois des moyens percutants pour avancer. L’espoir reste pourtant de mise – le courant est en tout cas bien présent, et augure d’une suite certaine. Reste plus qu’à trouver le passage…

Dans la grotte G3, nous constatons que l’étroiture entre roche et glace observée précédemment est pleine d’eau et qu’un petit lac s’accumule en amont. Un courant d’air est toutefois en train de sublimer la glace de l’autre côté de la galerie, offrant un espoir de passage, dans les années qui viennent.

PX nous a une nouvelle fois gratifiés de délicieux soupers, parfois même agrémentés de desserts apportés tout exprès de la plaine.

Quant aux patous, il ont fini par comprendre que les spéléos ne présentent pas de danger pour leurs troupeaux, et daignent, le plus souvent, tout juste tourner la tête à notre passage.