Cache-cache-poursuite à la Diau

  • Date de la sortie : 9.2.2025
  • Cavité : La Diau
  • Participants : Daniel, Roman, Manu, Miguel, Alf (SSG), Amandine (SCASSE)
  • But de la sortie : recherche/collecte de stygobies/troglobies
  • Auteur de l’article :  Miguel

– C’est juste après la cascade Trémeau, dans l’affluent du même nom.

– OK, vas-y déjà, j’attends les autres.

Je pose mon kit rouge bien en vue – du moins d’après moi – et vais voir la marmite où j’avais aperçu une petite colonie de niphargus quelques années auparavant. Personne. Je pose un appât et vais voir un peu plus loin. Dans les flaques au sol, toujours personne en vue. Je fais une dizaine de mètres, rien. Je repose un appât. Dans les petites marmites sur les côtés, qui restent hors crue, je vois, piégés par le ménisque (du bord du plan d’eau, pas du genou), des collemboles et un acarien, mais ce n’est pas un gamaside (prob. Poecilophysis spelaea), que je laisse tranquilles. Je reviens vers le collecteur. Personne (d’humain, donc). Je pousse une bouêlée, rien. Je vais voir sous le bloc, vers l’aval, rien. Est-ce qu’ils sont ressortis pour cause de pépin ? Ils m’auraient attendu, je ne me suis pas absenté plus de 5 minutes. Est-ce qu’ils ont continué vers l’amont ? Ils m’auraient attendu pareil. Nouvelle bouêlée… Rien. J’avais dit que je voulais aller au moins jusqu’à la galerie des Marmites. J’opte donc pour l’amont en espérant qu’ils soient partis doucement et que j’aie une chance de les rattraper. J’en profite quand-même pour scruter toutes les petites marmites un peu en hauteur, sur les bords. Rien – la dernière crue est sans doute trop récente pour que ces marmites aient pu jouer leur rôle de piège à acariens assez longtemps. Au-delà de la galerie des Marmites, toujours personne (d’humain, là aussi). Je continue encore jusqu’au shunt, personne (dito). Quoi faire ? S’ils sont vraiment ressortis, je suis loin et seul. En cas de panne d’éclairage, je serais au même point que les collemboles. Pas bon. Je décide donc de ressortir. Je repasse quand-même à l’affluent Trémeau pour voir si mes appâts ont fonctionné. Rien du tout.

A la soufflerie, je croise l’équipe de commerciaux, qui m’annoncent que seuls deux des nôtres sont ressortis. Finalement, mes trois acolytes ont dû continuer vers l’amont. Trop tard, je préfère faire le pari que je retrouverai peut-être ces deux-là à la sortie. Que nenni. Finalement assez pratique, puisque ça me permet de me changer tranquilou sans devoir user de paravent, ma ponto ayant subi une notable restriction de fonctionnalité (dès le début, en fait), qui m’a assuré un rafraîchissement assez notable, lui aussi. Je ne retrouverai les deux premiers qu’au parking et les trois autres pareil, un peu plus tard. En fait, aussi bien mes trois acolytes que mesigue pensaient que l’autre/les autres étai/ent devant. Résultat : une sympathique partie de cache-cache-poursuite dans la rivière de la Diau.

Pontonnière fort souriante, mais ayant nonobstant souffert d’une notable restriction de fonctionnalité…

Visite d’un toboggan à couvercle

  • Date de la sortie : 8.11.2024
  • Cavité : S207, Schnidehorn
  • Participants : Miguel, Gérard
  • But de la sortie : Suite de la reprise de la cavité
  • Auteur de l’article :  Miguel

“C’est dingue: les pierres tombent pendant plus de deux secondes et produisent un grand Booom venant de très loin !” nous avait-il rapporté, après être descendu les premiers ressauts en libre. Certes. Mais quand vous lancez un caillou sur un toboggan, il glissera aussi pendant plus de deux secondes et produira un petit “poum” amorti, semblant venir de très loin à travers l’étroit conduit, en chutant librement les trois derniers mètres. C’est en tout cas ce que nous avons pu constater.

Et après avoir nous-mêmes péniblement glissé pendant bien plus de deux secondes dans ce toboggan à couvercle, la vue d’une nouvelle étroiture visiblement suivie d’un laminoir tout aussi peu engageant, nous a décidés d’en rester là. Nous ne savons toujours pas qui a laissé un fil topo et des traces de carbure dans cette cavité fort singulière sinon admirable, mais nous avons estimé que ce n’était pas une raison suffisante pour aller nous coincer encore plus loin dans celle-ci, et avons préféré profiter encore un peu du paysage magnifique de ce lapiaz du Schnidehorn avant qu’il soit recouvert par la neige. Le lac du Ténéhet était, quant à lui, déjà complètement gelé et constellé de superbes fleurs de glace.

Profiter de l’été indien au Schnidehorn

  • Date de la sortie: 2.11.2024
  • Lapiaz: Schnidehorn
  • Participant: Miguel
  • But de la sortie: explo de la suite d’une cavité
  • Auteur de l’article: le même (forcément…)

La neige d’il y a quelques semaines ayant fondu et le week-end étant annoncé comme sans nuages et doux en montagne, je m’en serais voulu de ne pas en profiter pour essayer de pousser un peu l’explo d’une cavité reconnue en 2022.

La source du Loquès coule d’ailleurs très modestement, compte tenu du beau qu’il fait depuis des semaines.

Premier petit hic: le lac du Ténéhet, qui devait servir à compléter ma gourde après ma consommation de la montée s’avère gelé. C’est très joli, mais sous la glace, l’eau n’est pas renouvelée et la petite couche de vase qui recouvre le fond fermente et dégage une odeur fétide assez prononcée (ce qui donne, d’ailleurs, ces jolies bulles dans la glace).

Mais ça donne pas envie de boire cette eau. J’ai donc été remplir ma gourde de l’autre côté du lac, où la glace fond chaque jour et où les gaz sont au moins un peu dégagés.

Deuxième frein (mais prévu): étant seul, je ne peux pas me permettre de désescalader les premiers 15 mètres, comme l’avaient fait mes prédécesseurs, mais dois équiper consciencieusement tous les ressauts. Ce qui prend évidemment beaucoup de temps. Résultat: je n’ai pas été plus loin que le haut du premier vrai puits. Il faudra revenir – si possible à plusieurs!

La sortie du trou est malgré tout couronnée d’un panorama magnifique.

Petites corvées au Lapi di Bou

  • Date de la sortie : 7-8.9.2024
  • Lapiaz : Lapi di Bou
  • Participants : Miguel
  • But de la sortie : revoir le gouffre 144 et diverses petites corvées
  • Auteur de l’article : Miguel

En 2012, nous avions été bloqués par de la neige dans le gouffre 144. Celui-ci méritait donc une nouvelle visite. Douze ans plus tard, la neige a baissé d’une petite dizaine de mètres. Il faudra donc encore patienter – ou bâcher l’entrée.

Et en parlant de bâchage, il fallait aussi remplacer la bâche en mauvais état sur l’entrée du gouffre Cadeau – que les derniers explorateurs n’avaient pas refermée et où ils n’avaient pas remonté la corde du puits d’entrée. Résultat: ce sont maintenant trois cordes qui sont prises dans la neige avalée par l’entrée en hiver et qui devront être remplacées!

Avant                  –                    Après

Au moins maintenant, une nouvelle bâche couvre l’entrée de ce gouffre. Remarquer le gonflement de la nouvelle bâche par le courant d’air sortant, dû ce jour-là à un violent Foehn entrant par quelques autres entrées plus au sud.

Prospection au Sublage en 2023

  • Date de la sortie : 5.8.2023
  • Cavité : Lapiaz du Sublage
  • Participants : Benjamin, Jules, Léonard, Louis, Michael, Oriane, Tristan (mix GSR – SCVJ)
  • But de la sortie : Prospection du lapiaz du Sublage
  • Auteur de l’article :  Tristan

La région qui entoure le col du Sanetsch est riche en Karst. Lors d’un été, on peut se retrouver au Lapi di Bou, au Tsanfleuron, ou un peu plus loin sous le Wildhorn. Cette fois, sur proposition d’Oriane et Benjamin qui dirigent l’organisation, je me retrouve un samedi matin avec une bonne équipe dans les nuages au Col du Sanetsch. Nous allons sur le Lapiaz du Sublage.

Pour l’atteindre, il nous faut monter le long de l’arête de l’Arpille avant de bifurquer en direction des Audannes. Nous arrivons à cette bifurcation où on ne voit pas à 50 m et il y a de la neige mouillée… rien de très engageant pour marcher sur un lapiaz et encore moins pour descendre dans les trous… Mais, magie alpine, le temps d’arriver au lapiaz le soleil fait son apparition. La neige disparait rapidement, laissant un lapiaz sec à notre disposition. Nous nous séparons en trois équipes : Deux iront visiter des entrées notées lors de précédentes randonnées et la troisième ira visiter les entrées détectées par analyse des données LiDAR. En effet Louis a pris les modèles d’altitude les plus précis de swisstopo et les a analysés afin d’y détecter des changements d’altitude.

Je pars avec Jules, trois pulses, une corde, un protège-corde et la spiterie. On atteint le premier point GPS qui est en fait deux entrées séparées par un fin mur de roche. Avec un peu d’ingéniosité avec le protège-corde, le kit protège-corde et de la sangle j’atteins le fond à une quinzaine de mètres de profondeur. Cela continue sous mes pieds sur au moins 4 m, mais c’est trop étroit pour moi. De puis bloc est bien coincé et le faible courant d’air n’est pas engageant. Je ressors pour topographier la seconde entrée qui elle se termine à 7 m de profondeur, puis réveille Jules qui faisait la sieste. On lève le camp.

Le second point n’a aucun potentiel et on passe au troisième. On tombe sur une large faille (pas dans le sens géologique) où, sur près de 20 m, la profondeur semble être suffisante pour en justifier l’exploration. Nous installons des amarrages et je descends dans une première verticale de 15 m. J’atterris sur un fond neigeux bien compact. De par et d’autres dans l’axe de la faille je vois de la lumière qui vient d’autres ouvertures. Je remarque un espace entre la roche et la neige et bien clairement un vide en-dessous. Je creuse la neige un petit moment et tente de descendre. Je m’arrête lorsque mon bassin se trouve bloqué entre la roche et la glace que je n’arrive pas briser. Je pourrais sûrement passer en me laissant glissant mais je ne peux pas éviter le frottement de la corde et ne veux pas me retrouver à casser la glace par dessous si je n’arrive pas remonter. Ce n’est pas grave. Une visée me donne 7 m à la verticale, et je devine clairement plus d’un mètre d’espace. Le fond est également neigeux et malheureusement peut-être bouché (difficile de juger du courant d’air). Je remonte trempé pour me sécher au soleil en faisant le croquis du reste de la faille.

Pendant ce temps, Jules en a profité pour manger et est allé voir le prochain point. Il revient enthousiaste en m’annonce que je vais être déçu de devoir bientôt rentrer. Nous nous rendons au SU10, qui est en fait deux entrées de bonnes dimensions (> 1 m) avec un espace noir insondable. Des visées indiquent plus de 20 m. On lance des cailloux, que l’on entend ricocher de plus en plus loin. On peut partir sur plus de 30 m de développement c’est sûr !

Excités mais un peu déçu de n’avoir ni le temps ni la corde pour descendre, nous rangeons nos affaires et rejoignons la deuxième équipe LiDAR en prenant soin de noter deux entrées sur le chemin. Nous rejoignons Benjamin et Oriane peu après.

La descente se passe bien malgré des douleurs intenses au genou. La soirée au restaurant sera dédiée à débattre systématiques les plus farfelues pour nommer les gouffres découverts.

Bien au chaud dans la neige

  • Date de la sortie : 23-24.3.2024
  • Lieu : Val D’anniviers
  • Participants : Manu, Valère, Miguel
  • But de la sortie : iglooter
  • Auteur de l’article :  Miguel

Par un week-end annoncé tempétueux et glacial, quoi de mieux que d’iglooter? Les prévisions se sont parfaitement réalisées, tout comme l’igloo, qui nous a accueillis pour une nuit bien au chaud, isolés de la furie du vent par une bonne épaisseur de neige, encore augmentée d’une vingtaine de centimètres par celle tombée sur l’igloo et lui donnant une belle forme arrondie. Que dire de plus?

Week-End Hivernage à Druchaux

  • Date de la sortie : 18-19 novembre 2023
  • Cavité : Surface, à la Cabane de Druchaux
  • Participants : Adrien, David, Louis, Myriam, Sven, Ludo, Denis, Paul, et d’autres
  • But de la sortie : Préparer la cabane pour l’hiver
  • Auteur de l’article :  Adrien

En ce week-end du 18 – 19 novembre 2023, les premières neiges arrivent et il est donc urgent de monter à la cabane du club à Druchaux pour l’hiverner, c’est à dire enlever le “bar” d’été et le remplacer par des planches pour éviter d’avoir trop de neige devant l’entrée, ainsi que de vider la réserve d’eau et d’ouvrir le robinet, pour éviter que les tuyaux ne pètent.

Avec David je monte directement à la cabane pour 17h00, Albert nous y attend déjà et à même commencé à travailler. On attend le reste de l’équipe, qui sont allés visiter la nouvelle grotte du Bucley, pour manger la fondue. Je vais pas nommer tout le monde, je risque d’en louper, et en plus, certains étaient à la fondue mais pas au Bucley et certain au Bucley mais pas à la fondue.

Une partie de l’équipe du Bucley

David nous a appris à faire le bazooka, mais je ne vous en dirai pas plus…

En tout cas, après la fondue, Louis, Myriam, Sven et moi restons dormir sur place pour passer en peu plus de temps dans cette magnifique nature, et pour les trois loustic sauf moi de descendre dans la Glacière de Druchaux; moi je reste à la surface pour veiller au grain.

Aux retours de mes trois aventuriers, qui m’ont chopé en train de faire la sieste, (ils sont remonté plus vite que ce que je pensais), on décide de se faire une bonne casserole de pâte. Puis nous vidons l’eau et nous finissons les derniers rangements, alors que Paul repasse dire au revoir après sa journée au Cunay.

La fondue du soir. Photo d’Albert