Qui dit camp Berger, dit surtout camp Vercors… et ses kilomètres de potentiel spéléo ! Celleux qui ont la chance d’être déjà en congé se retrouvent dès jeudi soir sur le parking du Gournier. Le soleil se couche lentement sur le massif, et ses points noirs (des porches d’entrées ?) nous titillent déjà l’imagination. Soirée tranquille avec les classiques ravioles du Vercors et petite nuit dans les vans. Le réveil sonne tôt vendredi matin : on veut éviter les pluies annoncées en fin de matinée et arriver tôt au campement Berger. Elme sort un atout majeur de son coffre : un paddle, pour traverser le lac. Arrivés au bord, on attache une corde pour tirer le paddle vers nous, et on traverse un·e à un·e. J’enfile l’étanche et barbote dans l’eau, au cas où… Bien utile finalement, quand la corde se coince sous un rocher en plein milieu du lac. Mais l’opération paddle se déroule sans encombre, et le retour sera encore plus simple. On entre un peu avant 9h, avec 3h30 devant nous pour s’amuser.
Jules équipe les vires, même si une corde est déjà en place – on préfère ne pas toucher au matos des guides, histoire de favoriser une bonne cohabitation. Passé les vires, le décor change : de grands gours vides s’étendent devant nous, majestueux malgré l’absence d’eau.
Photo – Oriane Albanèse
Il fait chaud. On laisse notre matériel vertical dans un coin à l’abri et on progresse légers dans les grandes galeries chaotiques. Les blocs s’enchaînent, montées et descentes aussi. C’est un excellent échauffement pour le Berger et ses éboulis pentus. Les galeries sont ornées de grandes concrétions et de draperies imposantes. Après une dernière montée, on croise un rocher marqué d’une flèche noire : ce doit être la deuxième entrée vers la rivière (ou la première ?). Un passage étroit, quelques contorsions et désescalades, et voici la rivière du Gournier.
Photo Oriane Albanèse
Elle est magique. D’un bleu étincelant, elle sculpte de petites piscines et se faufile dans un canyon de roche claire. L’ambiance est unique. On s’accorde vingt minutes pour courir dans ce paysage magnifique, avant de rebrousser chemin. Un peu frustrés de ne pas pouvoir aller plus loin, on se promet de revenir bientôt.
Le retour se fait rapidement dans les grands éboulis. On s’arrête pour prendre quelques photos. On croise un groupe, pas de bonjour de la part des guides – heureusement qu’on a mis notre propre équipement… Je déséquipe les vires pendant que les autres repassent en paddle. Elme m’attend et on défie la limite de charge de l’engin en s’y mettant à deux, avec toute la quincaillerie sur le dos – mais aucun souci, on glisse tranquillement sur le lac
Merci Gournier pour tes beautés. On reviendra, plus longuement, dans ta rivière !
But de la sortie : Suite de la reprise de la cavité
Auteur de l’article : Miguel
“C’est dingue: les pierres tombent pendant plus de deux secondes et produisent un grand Booom venant de très loin !” nous avait-il rapporté, après être descendu les premiers ressauts en libre. Certes. Mais quand vous lancez un caillou sur un toboggan, il glissera aussi pendant plus de deux secondes et produira un petit “poum” amorti, semblant venir de très loin à travers l’étroit conduit, en chutant librement les trois derniers mètres. C’est en tout cas ce que nous avons pu constater.
Et après avoir nous-mêmes péniblement glissé pendant bien plus de deux secondes dans ce toboggan à couvercle, la vue d’une nouvelle étroiture visiblement suivie d’un laminoir tout aussi peu engageant, nous a décidés d’en rester là. Nous ne savons toujours pas qui a laissé un fil topo et des traces de carbure dans cette cavité fort singulière sinon admirable, mais nous avons estimé que ce n’était pas une raison suffisante pour aller nous coincer encore plus loin dans celle-ci, et avons préféré profiter encore un peu du paysage magnifique de ce lapiaz du Schnidehorn avant qu’il soit recouvert par la neige. Le lac du Ténéhet était, quant à lui, déjà complètement gelé et constellé de superbes fleurs de glace.
La neige d’il y a quelques semaines ayant fondu et le week-end étant annoncé comme sans nuages et doux en montagne, je m’en serais voulu de ne pas en profiter pour essayer de pousser un peu l’explo d’une cavité reconnue en 2022.
La source du Loquès coule d’ailleurs très modestement, compte tenu du beau qu’il fait depuis des semaines.
Premier petit hic: le lac du Ténéhet, qui devait servir à compléter ma gourde après ma consommation de la montée s’avère gelé. C’est très joli, mais sous la glace, l’eau n’est pas renouvelée et la petite couche de vase qui recouvre le fond fermente et dégage une odeur fétide assez prononcée (ce qui donne, d’ailleurs, ces jolies bulles dans la glace).
Mais ça donne pas envie de boire cette eau. J’ai donc été remplir ma gourde de l’autre côté du lac, où la glace fond chaque jour et où les gaz sont au moins un peu dégagés.
Deuxième frein (mais prévu): étant seul, je ne peux pas me permettre de désescalader les premiers 15 mètres, comme l’avaient fait mes prédécesseurs, mais dois équiper consciencieusement tous les ressauts. Ce qui prend évidemment beaucoup de temps. Résultat: je n’ai pas été plus loin que le haut du premier vrai puits. Il faudra revenir – si possible à plusieurs!
La sortie du trou est malgré tout couronnée d’un panorama magnifique.
But de la sortie : revoir le gouffre 144 et diverses petites corvées
Auteur de l’article : Miguel
En 2012, nous avions été bloqués par de la neige dans le gouffre 144. Celui-ci méritait donc une nouvelle visite. Douze ans plus tard, la neige a baissé d’une petite dizaine de mètres. Il faudra donc encore patienter – ou bâcher l’entrée.
Et en parlant de bâchage, il fallait aussi remplacer la bâche en mauvais état sur l’entrée du gouffre Cadeau – que les derniers explorateurs n’avaient pas refermée et où ils n’avaient pas remonté la corde du puits d’entrée. Résultat: ce sont maintenant trois cordes qui sont prises dans la neige avalée par l’entrée en hiver et qui devront être remplacées!
Avant – Après
Au moins maintenant, une nouvelle bâche couvre l’entrée de ce gouffre. Remarquer le gonflement de la nouvelle bâche par le courant d’air sortant, dû ce jour-là à un violent Foehn entrant par quelques autres entrées plus au sud.
Parce qu’on me demande souvent “mais que y’-a-t-il à faire dans la nuit ?” Cet article est l’illustration de ma réponse : ” – DORMIR”
Contexte : Ce compte-rendu se réfère à des sorties ayant eu lieu au Gouffre de la Pleine-Lune (VD) et à la Grotte du Poteu (VS) entre fin 2020 et début 2022. Ces sorties-bivouacs comptent des participations interclub SCVJ-GSR, dont les personnes suivantes : Lucien, Bertrand, Tristan, Jules, du SCVJ ; Lionel (site photos), Kevin, Joanna du GSR ; Benjamin, Oriane SCVJ+GSR ; Nicolas, invité. Merci aux aides du GSR pour l’aide portage d’un jour lors des bivouacs au Poteu.
Auteure de l’article : Oriane
Photos : Les photos sont publiées avec la permission de leurs auteur·e. Lionel publie les siennes sur son site : apvl.ch/
Après une expérience mitigée lors de mon premier bivouac souterrain au cours d’un exercice avec la colonne 3 du spéléo-secours en été 2018, je remets enfin l’expérience – et même plusieurs fois – cette année ! Le bilan ? Il y a clairement pleins d’astuces pour optimiser son confort et même que c’est finalement – presque – en partant plus légers que cela fonctionne le mieux ! L’autre bilan ? Les crêpes sous terre, c’est devenu une réelle passion ! Léger, pratique et convivial ! (L’astuce ? Mettre la pâte dans des bouteilles d’eau).
28 déc. au Poteu (VS) : le hamac, gain de légèreté ou d’inconfort ?
Les buts de ce bivouac ? Passer un moment sympa en cette fin d’année – décembre 2020 – et, surtout, se rendre dans un coin de la grotte très éloigné de l’entrée ; le bivouac nous faisant gagner plusieurs heures sur la journée.
Points positifs
Bonnes crêpes
Une bande de joyeux copains
Un coin cuisine optimal
Eau “potable” à proximité
Points négatifs
Nuit en hamac inconfortable
Froid aux fesses (cf. inconfort hamac)
Les ronfleurs (cf. inconfort hamac)
Les faux-pas
Sac de couchage trop chaud (-10°C), en plumes : mauvaise interaction avec humidité, donc froid
Mauvaise position en hamac : augmente le risque de ronflerie
Bivouac en hamacs (Oriane, Kevin) – Photo : B. Roh
22 mai à la Pleine-Lune (VD) : nid douillet, estomacs gavés à la Kollos’salle
But de la sortie ? Plaisir d’équiper, plaisir de bivouaquer ; rien que ça ! Cette fois, nous partons en mode “léger” et sans hamac (cf. notre dernière expérience) : nous prenons alors chacun un matelas individuel (mousse pour les autres, gonflable pour moi) et nos ponchos MTDE ainsi que des couvertures de survie. C’est avec ces différents éléments que nous construisons notre nid douillet pour trois spéléos : une couverture de survie par terre, nos trois matelas dessus, nos ponchos tendus à 30 cm au-dessus de nous. Le tout est tenu avec des ficelles, pincettes et cailloux.
Points positifs
Nuit agréable, bonne température
Confort du bivouac (malgré légèreté des kits)
Points négatifs
Nourriture : on a connu mieux que des lyophilisés, mais ça passe
Intimité : grande salle avec peu de recoins pour faire ses besoins (*ramenés ensuite à la surface)
Mission eau – Photo : L. PogetChut, ça dort ! – Photo : L. Poget
Concertation avant retour – Photo : L. PogetBon appétit ! – Photo : B. RohAmbiance – Photo : B. RohSortie avec classe (Benjamin, Tristan) – Photo : O. Albanèse
6 nov. 2021 – Pleine Lune (VD) : la limite du 4×4
But de la sortie ? Se faire plaisir en rééquipant, dans notre idéal : équiper les deux vieux réseaux peu explorés (le Gazés et les Etoiles Filantes). Cette (magnifique) sortie a finalement tout pour illustrer que nos objectifs sont parfois contraints par des aspects temporels et météorologiques que nous ne pouvons maîtriser. Et c’est dès les premiers kilomètres (de voiture) que nous faisons ce constat. Plus particulièrement, c’était sûrement le pire jour de la saison au niveau des précipitations : les prévisions mentionnaient entre 60-80mm de pluie-neige, et un fort redoux sur une couche épaisse de neige. On comprend alors que notre décision de “passer avec le 4×4 et les chaînes” était très optimiste. Bref, après 2h sous la pluie, mal équipés, à tout faire pour désembourber la voiture de Lionel, nous finissons par marcher une heure dans cette neige et sous cette pluie – toujours mal équipés (*vraiment très optimistes, nous avions pensé arriver devant la grotte en voiture donc pas prévus d’affaires pour la marche d’approche). Finalement, une fois changés et sous terre, nous retrouvons un climat plus agréable car plus stable bien que très très humide ! Tous trempés, nous enchaînons l’équipement des vieux réseaux – jusqu’à ce qu’il y ait trop d’eau – et décalons ainsi complètement notre fuseau horaire. En effet, après toutes ces péripéties, nous mangeons notre repas de midi vers 18h00 et notre souper entre 00h et 2h00 du matin. Sur le plan bivouac, et malgré toute l’humidité et le froid du départ, nous nous en sommes très bien sortis ! Les clés ? Les crêpes, le bivouac étroit-cosy, des joyeux copains !
Points positifs
Nuits agréables, température chaude grâce à la configuration du bivouac (“tentes)
Les bonnes crêpes
Hydratation au thé (sucré)
Points négatifs
L’eau mouille et la neige, ça fond ! (crue empêchant l’équipement des réseaux souhaités)
Ma leçon bivouac
Mieux vaut être nue dans son sac de couchage que trempée dans sa sous-combi
S’il est bon d’alléger les kits, ne pas hésiter à prendre habits chauds et rechanges à la voiture
Bivouac minimaliste sous roche – Photo : L. FavreÉtendage en tout humidité (Oriane) – Photo : L. FavreEntre 00-02h, moment crêpes – Photo : L. FavreConcentrations maximales – Photo : L. FavreAu revoir la Kollos’salle (Oriane, Lucien) – Photo : L. FavreCongélation au retour (Oriane) – Photo : L. FavreVoiture discrète – Photo : L. Favre
7-8 janvier 2022 – Poteu : trois jours pour oublier le temps
Buts de la sortie ? Plaisir et découverte pour certains “nouveaux/nouvelles” spéléo du GSR, (re)découverte d’une partie éloignée de la grotte et équipement d’échelons pour un passage exposé à la crue. Si pour certain.e.s ce fût leur première sortie spéléo de plus de 6h, cela était, pour tout.e.s, notre première expérience de plusieurs nuits en bivouac souterrain ! Et ce fût une réelle réussite ! Cela n’aurait par ailleurs jamais pu l’être sans les porteurs d’un jour, deux équipes qui sont venues le premier et le dernier jour pour nous porter quelques kits. Du côté infrastructure bivouac : nous optons pour deux rangées de trois dormeurs, trois dans une tente steinberg et les trois autres à cheval entre cette tente et une autre faite de couvertures de survie. Après avoir mangé à l’intérieur de l’habitacle et du fait d’être de nombreux spéléos dans un petit endroit, la température est vite montée ! Personne ne semble avoir souffert de froid durant ces nuits, pour ma part ça a même été l’inverse (très étonnant !).
Points positifs
La bande de joyeux copains
La chaleur dans les tentes
L’ambiance cosy sous tentes
L’eau à proximité
Intimité pour faire ses besoin (*bidon cacas ressorti)
Points négatifs
???
Ma leçon bivouac
Le parfait équilibre chaleur-confort tient en trois points :
1. Sac de couchage adapté (ici 5°C confort)
2. Proximité avec les autres humains, grosses machines à chaleur
3. Espace clos (tente, couvertures, roche) pour éviter l’humidité et le courant d’air.
Étendage et tentes en arrière – Photo : L. FavreCrêpières en action – Photo : L. Favre
2 rangs de 3 – Photo : L. FavreSilence ! ça dort – Photo : L. Favre
Jules et Oriane en tête de la chaîne humaine de kits – Photo : B. RohDehors après 3 jours de spéléo – Photo : J. Addy
Et après tout ça, quels bilans ?
Pour un bon bivouac, il faut penser à plusieurs points :
La configuration du coin dodo
Le hamac : peu confortable, mais léger. Bien si impossibilité de se poser au sol (étroitures, boue, instabilité du sol, etc.)
Ponchos accolés : bon rapport chaleur/poids, pratiques pour différentes configuration au sol mais même au-dessus d’un hamac.
Couvertures de survie : bon rapport chaleur/poids, pratiques si on peut utiliser la paroi pour se faire un abri avec quelques ficelles/pinces.
Optimiser la chaleur
Prévoir du thé chaud en quantité
Si possible, utiliser le réchaud dans le lieu du dodo pour profiter de la chaleur
Se sécher un maximum avant d’aller dans le sac de couchage
Dormir à plusieurs sous un même habitacle
Eau
Prévoir le campement proche d’une zone d’eau (potable après ébullition)
Prévoir des contenants pour prendre l’eau
Prévoir la zone des toilettes assez éloignée des zones d’abreuvement
Les toilettes
Prévoir le coin-toilettes dans une zone souvent exposée à l’eau afin de nettoyer les traces
Éviter les zone d’eau potentiellement buvable (ou qui alimente une zone où l’on va consommer l’eau pour boire)
Reprendre les gros besoins dans plusieurs sacs poubelles apposés dans un bidon étanche
La nourriture
Prévoir des lyophilisés si le poids est un problème
Prévoir des bonnes crêpes ou autres si les bouches sont gourmandes
Prévoir du chaud, même le matin (porridge au chocolat p. ex.)
Prendre vraiment assez de sachets de thé/sucre
Premiers secours
Bivouac = plusieurs jours sous terre + (souvent) longue distance de l’entrée. Il faut donc prévoir une certaine bobologie et des médicaments en quantité suffisante en cas de blessures et douleurs intenses. Pour ceux qui rencontrent des maux ou problématiques médicales régulières, c’est également un point auquel penser.
Derniers mots ?
Super ludique et super pratique pour les longues expés, le bivouac souterrain peut être très convivial et les nuits peuvent même y être confortables ! À renouveler.
Participants : Frédéric, Raphaël, Stéphane et deux copains, Louis, Paul
But de la sortie : Topo et redécouverte de la spéléo
Auteur de l’article : Paul
Une fin septembre bien frisquette nous ramène vers ce gouffre plus de 2 mois après notre dernière explo. A peu près la moitié de la topo restait à faire. Louis est venu de son lointain Jura. Stéphane arrive accompagné de deux frères qui viennent redécouvrir la spéléo, et les cousins Raphaël et Fred pour découvrir les parties inconnues pour eux. Nous profitons de la grange au chalet du Couchant pour se préparer…ça caille nom de nom, plus l’habitude! Vite au “chaud” dans les entrailles de la terre.
Louis, Fréd et Raph prennent les devants en allant topographier, pour commencer, le “diverticule -33” et le déséquiper. Je pars direct droit en bas pour rééquiper l’avant dernier puits et Stéphane accompagne tranquillement ses deux copains grimpeurs qui ont nettement moins de peine sur les cordes qu’au moment d’enfiler les combis spéléo! Pas idée d’être aussi grand! Nous nous retrouvons les 4 au bas de ce P18, et Stéphane se lance dans une petite escalade, et en solo! J’avais dit qu’il y avait une petite cheminée à voir, mais sans trop d’espoir quand même. Et c’est bien cela, 7m de grimpe et ça donne sur rien du tout. Nous filons donc jusqu’en bas. Comme lors de la première, on furette bien entre toutes ces guillotines rocheuses pour voir une éventuelle suite, mais bien difficile de repérer un endroit qui soit vraiment engageant pour une désob. Pourtant l’air circule bel et bien.
On se croise avec l’équipe topo entre les deux puits du bas.
La remontée se fait sans histoire pour tout le monde. Le temps pluvieux et neigeux de ces derniers jours n’a pas eu d’effet significatif dans ce gouffre. légères gouttes dans le P39 mais sinon assez sec. Mais à voir avec un gros orage… Toute la fin topo sera levée, dessinée dès le lendemain par Louis, Grand Merci! L’inventeur Raphaël, aura vu “son” gouffre dans son intégralité et pu s’initier (Fred aussi) et participer à la topographie, top!
Miguel et Louis, topos ET dessins! Assistants topos: Tristan, Jules, Paul, Raphaël.