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Spéléo Club de la Vallée de Joux
Camp aux rochers de Naye

Le “Beau-Moussu” se dévoile sous son plus beau jour!!

De la base du p60, l’équipement (par Manu, Pat et Arno) d’une superbe vire a donné accès, au-travers d’une lucarne dans la faille, à un creusement parallèle et apparemment indépendant sur la faille du moussu… R5, P5, P10, P12, R6, Bloc (chtit’étroiture), galeriette inclinée à 40°, R3, et arrêt sur RIEN parce que, quand-même ça devenait chaud à désescalader… l’exploration de cette branche est a poursuivre…

De l’autre côté, dans le fonds de l’axe “principal”, Amandine et Jean ont entrepris l’équipement d’une zone dont la roche délitée ne facilitait rien… L’accès à “la trémille” a néanmoins été rétabli et la dite trémille équipée au mieux des possibles, donnant ainsi accès à LA SUITE: trois beaux ressauts dans un puits de 12 mètres (à noter que, étrangement, le ruisseau se perd dans un orifice circulaire dans le 2e ressaut..). La suite semble fossile, nous descendons quelques mètres dans un gros méandre aux parois couvertes de boues de décantations.. “..ça sent le siphon..” clame Philippe. En effet, nous plongeons ensuite le nez sous une voûte basse (sèche) et, à gauche, vers le haut, se déroule un superbe conduit phréatique qui remonte, toujours terreux, une vingtaine de mètres avant de replonger sous une autre voûte, très basse, trop basse cette fois-ci.. Quelques minutes de “poussage de glaise avec les bottes libèrent le passage et à nouveau à gauche, à nouveaux vers le haut, ça continue encore.. Le conduit (1,6m de diamètre) monte à 45° propre comme au premier jour, dans une roche aux tons foncés, de l’ocre brun, du gris, du noir! Le galerie se déroule sur peut-être 100-150 mètres, de gours secs en gours pleins d’une eau cristalline, de grimpettes faciles en éscalades engagées, bifurquant, redescendant, plongeant même vers la fin, dans d’opulentes coulées argileuses… Nous revenons sur nos pas avec le sentiment d’avoir touché à la fin de “l’aisément franchissable” et laissons, tout de même, un joli passage méandriforme inexploré “pour les topographes”.

De retour à la base du “puits de la trémille”, la curiosité, nous fait gravir sans trop d’espoir deux ou trois mètres sur la droite de la base du puits. Quelle surprise quand le courant d’air vient nous friser les mèches!!! C’est de nouveau notre faille chérie qui continue et plonge bien plus bas que notre réseauton phréatique!!! On voit même, plus loin dans la faille, une belle arrivée qui ressemble à ne point s’y tromper au réseau prallèle de la lucarne!!! Sous l’impulsion d’une telle surprise, nous repartons pour un tour. Amandine et Philippe démarrent l’équipement d’une vire dans la faille tandis qu’Arnaud remonte chercher le pic-nic et un peu de corde en rab’, restés juste avant la trémille. Malheureusement, une vingtaine de minutes plus tard, un grondement aquatique se fait entendre… “C’est la crue qui débarque..”.Nous décidons donc de laisser cette faille à ses mystères et de remonter pendant qu’il est encore temps le P60 qui doit bien arroser.

Par chance, nous ne serons que raisonnablement mouillés sur la remontée. Et, comme de juste, nous retrouvons Jean et Manu à l’entrée du gouffre. Ces deux motivés sont descendus des conforts du chalet et ont marché une heure sous la pluie battante pour nous apporter un thermos de soupe et, par leur simple présence à cette heure tardive dans la “Guinayes d’en Bas”, le plein de motivation pour nous faire remonter quatre à quatre la pente de la combe de Nayes, jusqu’au chalet douillet ou nous attendent Pat et une sacrée bienvenue fondue!!!

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