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La Pach’ en vie
  • Date de la sortie : 30 décembre 2017
  • Cavité : Gouffre de la Pachamama
  • Participants : Chloé (SCC), Patrick et Tristan
  • But de la sortie : Commencer à rééquiper la cavité, en brochant ou en goujons de 10.
  • Auteur de l’article : Tristan

Dans la région du Mont-Tendre et du Marchairuz, les cavités sont en général des gouffres. Il faut descendre sur plusieurs centaines de mètres de puits pour atteindre le collecteur, cet endroit où l’eau de surface se retrouve face à des couches de roches moins perméables à l’érosion par dissolution et commence à former des rivières, et pour tout dire, on a actuellement qu’un seul gouffre qui permet de descendre là en bas (celui de Longirod).

Évidemment, cela n’empêche pas de voir l’eau bien avant le collecteur, mais il faut avouer que si l’on fait attention (ou que l’on est douillet, qualificatif qui me va bien) on ne voit pas souvent les gouffres du coin comme quelque chose qui bouge beaucoup. Si on ne met jamais les bottes sous terre lors de la fonte des neiges ou pendant des précipitations, les puits en crue sont mêmes plutôt inconnus.

Ce samedi, tout le contraire : Petite sortie pour commencer un nouvel équipement à la Pachamama (notamment pour améliorer les vires du P32 qui ont un facteur de chute supérieur à 1). Il faisait chaud, il pleuvait, la neige fondait. À peine arrivé à l’entrée, un premier ruisseau sortant d’une faille s’y engouffre. En faisant attention de ne pas se vautrer dans les petites chutes, je me retrouve nez à nez avec le petit lac d’entrée. J’utilise un kit de corde pour m’appuyer le torse et je me retrouve de l’autre côté, à peine mouillé (le douillet n’a même pas à ronchonner) !

Direction le P32 (Puits du Menhir) pour découvrir une jolie chute, qui nous accompagnera pendant la mise en place de la nouvelle vire, avec de bons gros goujons de 10 avec une boucle métallique pour mettre le mousqueton. Alors que Chloé a fini d’équiper le début de la vire et part se congeler vers les kits de nourritures (oublier les raquettes à neige implique malheureusement d’avoir les pieds humides), Patrick finit de régler un Y et s’apprête à descendre dans le puits. Et c’est là que la vie de l’eau souterraine devient bien présente. La chute semble avoir bien augmenté de volume, et elle fait un raffut suffisant pour ne plus entendre quelqu’un à 10 [m]. En remontant, pour rejoindre Chloé et manger quelque chose, je remarque en effet que l’arrivée d’eau qui précède le puits s’approche bien plus du ruisseau que du filet d’eau. Dans la salle précédente, des filets d’eau arrivent de plusieurs endroits et donnent une bonne idée des failles qui courent à travers les couches de calcaire.

Cela n’aura été qu’un bref aperçu de quelques petites heures de la vie qui peut habiter ces gouffres lorsque l’eau s’y déverse en ruisseaux et chutes, mais il aura été suffisant pour montrer une beauté toute particulière du monde souterrain !


Topographie de la Pachamama, une grotte toute faîte pour les initiations, à proximité de la route du Marchairuz :

Pachamama_coupe

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