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Topo high tech au Dafalgan et désob au Montvoie
  • Date de la sortie : 26/27.10.2019
  • Cavité : gouffres Dafalgan et Montvoie
  • Participants : Amandine, Maud, Miguel + Marc le dimanche
  • But de la sortie : Poursuite de la topo au Dafalgan / de la désob au Montvoie
  • Auteur de l’article :  Miguel

Initialement, nous devions monter au Lapi di Bou afin de poursuivre l’explo du gouffre Cadeau. Mais – conjonction astrale désastreuse! -, la route du Sanetsch est fermée (et pas juste administrativement, puisqu’il s’agit de remplacer complètement le revêtement de la route dans les tunnels) ET le téléphérique de Gsteig est en révision jusqu’à une date indéterminée, en raison du Foehn soutenu qui empêche le bon déroulement des travaux. C’est donc le coeur gros que nous devons annuler l’idée du Cadeau, et la nouvelle Jurassienne d’adoption propose alors un week-end jurassien aux gouffres Dafalgan et Montvoie.

Après une période de relative accalmie pluviométrique, nous nous glissons dans le tube d’accès au Dafalgan, qui absorbe un filet d’eau non négligeable. Sans doute influencée subliminairement par le souvenir des fortes précipitations de la semaine précédente, Amandine bute sur ce qu’elle pense être une nouvelle laisse d’eau provoquée par un barrage de cailloux formé par la dernière crue et qui bloque complètement le passage. Ni une, ni deux, elle plonge pieds et mains dans la mouille et triture les cailloux afin d’abaisser le niveau et permettre le passage. Après quelques fouilles dans les plafonds, on se rend toutefois vite compte qu’il suffisait de contourner l’obstacle par le haut. C’est donc avec un nouvel entrain que nous plongeons (littéralement, cette fois-ci) dans les profondeurs du gouffre.

Puits de belle section et sommets de puits plus ou moins étroits se succèdent jusqu’à la bifurcation vers le “réseau actif”, dans lequel je commence par m’engager après avoir perdu de vue et d’ouïe mes deux coéquipières, tout accaparé que j’étais par la capture d’un acarien à la surface d’une flaque. Je les retrouve finalement au départ du réseau fossile, où nous commençons par étudier l’usage du Pad devant accueillir les données topo du Disto. Etudes laborieuses, à mi-chemin entre l’informatique et la gestion de l’argile sur les doigts. Après quelques hésitations quant à l’abandon du maudit appareil, Amandine parvient finalement à maîtriser l’engin, et nous entamons la topo au pied du “Grand Puits”, que nous poursuivons jusqu’à l’entrée du “Premier Souffle”. J’en profite pour observer plusieurs diptères, probablement des Speolepta leptogaster, certains encore tout proches de leur fourreau. Ce sont des “moustiques” capables de faire tout leur cycle de vie aussi bien en surface que sous terre, où ils se nourrissent de la microfaune présente dans les ruissellements de paroi.

Le dimanche, nous allons, avec Marc, continuer d’approfondir un peu de gouffre de Montvoie à force de pailles et de palan.

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