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Balade rutelinesque
  • Date de la sortie : 17.10.2020
  • Cavité : Grotte des Rutelins
  • Participants : Amandine, Stéphane, Manu, Miguel
  • But de la sortie : Visite de la cavité et mise en appétit pour la fondue du soir
  • Auteur de l’article :  Miguel

A l’occasion du stamm post-camp du Lapi di Bou, il s’agissait de se dégourdir un peu les jambes dans quelque cavité de la région avant de passer à table – pour les débats autant que pour la fondue. Après avoir dû renoncer à la traversée de Longeaigue pour cause de pluviométrie défavorable, nous nous sommes rabattus sur une visite de la grotte des Rutelins.

Premier obstacle: aller chercher la clé de la porte chez Eve, au bout d’une route aussi bucolique que défoncée. Résultat: le pot d’échappement du vénérable mais non moins sportif carrosse d’Amandine a trouvé les caresses de la chaussée un peu trop rugueuses et a décidé d’en rester là. Enfin, pas tout à fait, puisqu’il est resté partiellement accroché, mais déboité à l’avant. C’est donc – après un sympathique jeu de cache-cache avec le dépanneur du TCS – que ledit bolide a été évacué sur la dépanneuse vers un garage de Fleurier, où il a fort heureusement suffi de raccorder le pot revêche et de lui serrer un peu les boulons.

Nous avons alors pu rejoindre Amandine au parking du tunnel des Rutelins où, après s’être changés, nous avons renoué avec le principe du cache-cache, cette fois-ci pour chercher la clé de la porte, que Manu était certain de ne pas avoir mise dans la poche gauche de son pantalon (celle qui a un trou). Et si vous pouvez lire cet article, c’est que nous avons effectivement fini par retrouver cette fameuse clé!

La descente jusqu’au bas de la Cathédrale se fait sur une corde rose fluo dont la souplesse m’a d’emblée parue suspecte: elle est aussi molle qu’un spaghetti trop cuit, comme si elle n’avait pas d’âme, et s’écrase complètement dans le descendeur – ce qui donne une descente par à-coups, voire incite à mettre le descendeur en “C” – ainsi que dans les maillons rapides des amarrages, où le mousqueton de la longe l’aplatit encore plus férocement. Je ne sais pas qui a choisi cette corde, mais ce n’est certainement pas la meilleure corde pour un usage spéléo.

Après une brève visite au siphon Legork, nous allons nous balader dans la galerie principale jusqu’au Siphon Terminal, côté Verrières, en passant par la Salle des Diploures.

Chemin faisant, nous admirons les sections respectables, les divers lacs

les petites bêtes qui peuplent la cavité ainsi que quelques phénomènes remarquables comme ces marques de courant jurassiques

et ces étonnantes stalagmites d’argile.

A la chasse aux niphargus – des N. virei, particulièrement gros et donc rapides – ma petite épuisette bricolée s’avère inopérante et je réussis seulement à patauger jusqu’aux genoux dans l’une des gouilles. Pas grave, l’eau est à peine rafraîchissante. La prochaine fois, je prendrai des pièges.

Après cette sympathique balade, la soirée se termine dans le chalet de la famille de Stéphane, où (après une courte errance sur les chemins du côté de la Baronne) un feu dans la cheminée permet de se réchauffer et d’entamer une fondue dans l’immanquable bonne humeur.

 

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